7 phrases que vous ne devriez jamais prononcer au travail

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Parfois, sortir la bonne phrase au bon moment peut suffire (ou au moins participer amplement) à créer de vraies différences : Cet email que vous avez retourné à un prospect et qui l’a touché plus que ne l’aurait fait aucun autre email, ce petit mot que vous avez soufflé à votre Boss au bon moment et qui l’a poussé à vous accorder cette augmentation, ce message d’encouragement à votre collègue…

Si les petites phrases jouent quelques fois en votre faveur… elles peuvent également avoir un effet dévastateur ! Parfois, il suffit de peu pour renvoyer de soi l’image de quelqu’un qui ne sait pas bosser en équipe, qui est incapable de gérer les conflits ou même qui n’est pas à la hauteur des missions qui lui sont confiées.

Voici un échantillon de 7 phrases que vous devriez absolument vous empêcher de prononcer lorsque vous êtes au boulot :

#1 – Je ne PEUX PAS bosser avec…

Chaque personne a son propre style et il est fort probable que vous soyez amené(e) à travailler avec des individus qui ont un mode de fonctionnement différent du vôtre. Il y a ceux qui tirent la tête alors que vous êtes enthousiaste, ceux qui refusent de dire bonjour (Pourquoi ? Allez savoir…), ceux qui monopolisent la parole pendant les réunions… Fort heureusement, vous n’êtes pas obligé(e) de devenir les meilleurs amis du monde avec chacune de ces personnes !

Au lieu de vous plaindre indéfiniment du caractère des autres ou de leurs petites manies (et de renvoyer aux autres l’image d’une personne incapable de gérer la différence), bossez plutôt à améliorer vos relations avec chacun ! Posez-vous 5 minutes, prenez le temps d’échanger avec la ou les personnes en question. Demandez-vous en quoi vous pourriez lui rendre la vie plus facile (et la vôtre par la même occasion).

Si réellement vous devez parler à quelqu’un (votre Boss par exemple) du comportement de l’un ou l’autre de vos collègues, parler de ce que vous « ressentez », de « ce dont vous avez l’impression » plutôt que de qualifier la personne de façon définitive.

#2 – Je ne peux pas le faire (ou je n’ai pas le temps)

Plutôt que de lâcher à votre Boss que vous ne prendrez pas en charge telle ou telle tâche (parce que vous avez déjà bien trop à faire !!), soyez factuel, listez les choses que vous avez en cours et demandez-lui de vous aider à établir une liste des priorités… sans quoi vous risquez juste de passer pour quelqu’un de rigide !

 Si vous avez un gros rapport à finaliser et que votre supérieur vous demande d’avancer sur une présentation client par exemple, ne refusez pas de façon catégorique. Votre boss risque de ne plus vous demander quoi que ce soit à l’avenir… Demandez-lui plutôt sur quel projet vous devez mettre la priorité dans l’instant. N’oubliez jamais que ce qui compte au travail, c’est ce qui est bon pour l’entreprise, pas ce que vous préférez faire.

#3 – Ca ne marchera jamais.

Ne sortez jamais ce genre de phrase en réunion… Surtout si c’est en pleine séance de Brainstorming. Vous risquez juste de passer pour le/la négatif(ve) de service. Ne soyez pas dans l’opposition systématique. Si vous pensez que l’idée émise n’est pas très pertinente, attachez-vous toutefois à rester constructif(ve). « Cette idée est intéressante ! Elle appelle également pas mal de questions, d’ailleurs que pensez-vous de… ? » passera généralement beaucoup mieux que «  Il n’y a AUCUNE raison que cela fonctionne » ou « Je n’y crois pas une seconde ».

#4 – Mais lui il a….

Vous vous souveniez lorsque vous étiez enfant ? « Lui il a eu un nouveau vélo euhhhhh !!! Et moi, c’est quand – hein dit hein – que j’en aurai un aussi ??? ». Aujourd’hui, il peut s’agir d’un collègue qui a décroché cette promotion, qui s’est vu attribuer un bonus exceptionnel ou à qui l’on a confié ce projet sur lequel vous louchiez…

Arrêtez de pleurer. Vous ne connaissez pas tous les détails de la vie des autres, de leur situation. Parlez de vous, de vos expériences, de vos besoins. Ne vous appuyez pas sur ce qu’ont les autres pour obtenir ce que vous souhaitez obtenir. Soyez spécifique dans vos demandes et expliquez clairement pourquoi vous pensez que vous pourriez/devriez l’obtenir ! Ne faites pas référence aux autres, à ce qui est juste ou injuste. Personne n’aime écouter les pleurnichards.

#5 – Tu sais ce que j’ai entendu ? 

Balancer des trucs pas super sympas sur ses collègues est non seulement Fun mais également difficile à éviter. Tout le monde aime gossiper, c’est comme ça, c’est dans la nature de l’être humain. Acceptez-le et refreinnez-vous ! Ne contribuez pas (le moins possibles en tout cas) à salir la réputation de vos collègues, de vos collaborateurs ou de votre Boss. Ce genre d’histoires se répand souvent comme une traînée de poudre.

N’oubliez pas qu’en faisant ça, vous risquez juste de vous coller la réputation de celui ou de celle qui fait courir des bruits qui ont toutes les chances de se révéler faux par la suite… Vous ne voulez pas de ça.

#6 – C’est pas de ma faute…

Cette phrase n’a rien à faire dans le cadre du travail. Bien évidemment, vous le savez. Mais nous savons tous également qu’il est facile de virer « défensif » lorsque l’on se sent attaqué… Quoi qu’il en soit, même si vous n’êtes pas spécialement impliqué dans l’erreur qui est pointée, il ne sert à rien de passer votre temps à vous défendre de ce qu’il se passe / s’est passé.

A part les managers tarés, personne n’a besoin de perdre son temps à trouve des coupables… Ce qui importe dans ce genre de situation, c’est de trouver des solutions pour régler le problème. Là encore soyez du bon côté, soyez celle ou celui qui permet de sortir de l’impasse !

#7 – Dans la boite où j’étais avant…

Rien n’est plus agaçant que d’entendre une personne sortir : « Dans mon ancienne boite on faisait comme ça ! ». Dans ce genre de situation, tout le monde a envie de lui répondre : « Ah oui, c’était si génial ? Pourquoi tu ne prendrai pas 5 minutes pour faire ton petit carton et y retourner dans ton extraordinaire boite ? ». Vous n’avez pas envie que les autres se disent ça de vous j’imagine… non ? Ne vous bloquez pas sur vos précédentes expériences. Vous avez changé d’environnement, vous devez accepter les changements de méthodes qui vont avec. Faites preuve d’ouverture, vous pourriez bien apprendre un tas de choses formidables en chemin…

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David Bernard

Head of Marketing & Communication
Directeur Associé
dbernard@assessfirst.com

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Ekaterina GETA

commentaires

  1. Jocelyne Garcia affirme: avril 3, 2014 at 3:44

    Tout ce qui est dit dans cet article est juste. Mais au delà de ces conseils comportementaux, ce serait également nécessaire de se poser des questions plus en amont du style :  » Qu’est ce qui pourrait faire que j’ai envie de prononcer ces phrases ». Elles ont toutes, en effet, la même origine profonde de non remise en cause du cadre de référence et des émotions associées. Au delà de ce qu’il faudrait dire ou ne pas dire, l’auto-questionnement devrait plutôt porter sur les ressentis profonds qui me poussent à faire ou dire cela. Si l’on veut, bien sûr, que le conseil porte et qu’il soit intégré durablement !

  2. Véronique Moreno affirme: avril 11, 2014 at 6:47

    Cela pourrait se résumer en une seule phrase : « Ne me parlez pas de vos efforts, parlez-moi de vos résultats ».

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